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« Le démon Grymalkin, accroupi dans l’angle le plus obscur de la chambre, parmi des avalanches écroulées de livres poussiéreux et de manuscrits fripés, respire, en reniflant bruyamment, l’odeur d’un bouquet de violettes frais cueilli. »J’aime beaucoup l’Adolphe Retté finiséculaire, celui qui ne s’est pas encore renié en abandonnant son talent au catholicisme, rejoignant la foultitude de symbolistes et anarchistes qui, avec l’âge, ont mal tourné. Bref, ce volume-là est un des meilleurs du bonhomme et je me réjouissais fort à l’idée de l’ajouter à ma bibliothèque, d’autant que j’avais fait là une affaire puisqu’il m’avait coûté moins de 10 €. Certes, le bouquin n’était pas dans un état de fraîcheur idéal ; la couverture en couleur dessinée par Léo Gausson en était un peu passée et fatiguée ; mais il était manipulable et (re)lisible ce qui restait l’essentiel. J’en entrepris donc la lecture, une nouvelle lecture plus sereine et confortable que celle, nécessairement un peu urgente et trop studieuse, à laquelle s’adonne le chercheur en bibliothèque. D’idylles en idylles, me voici à la huitième, sobrement intitulée « Intermède du jeune homme à la grosse tête ». Ce dernier, amené par Grymalkin chez Phantasm, est un mallarmiste :
« Je m’appelle Norbert de Gloussat. Je me suis donné la mission d’établir un suprême code de lois auquel obéiront, s’ils sont Intellectuels, tous ceux qui pratiquent l’art des vers. […] Enfin je découvre aux profanes les splendeurs de Malbardé, le plus grand poète de l’époque, et je flétris ses adversaires pygméimorphes.Et il entreprend, contre et malgré l’ironie de ses hôtes, la déclamation du « COUP DE DÉS » qu’interrompt vite l’incompréhension chorale. Mais l’hypercéphale ne se démonte pas :
Cela vous explique la grosseur de ma Tête, car, comme vous pouvez vous en assurer, je ne suis plus qu’un cerveau. »
« La grossièreté de votre intelligence vous empêche de vous élever jusqu’à la hauteur de ce divin poème. – Mais, coûte que coûte, vous l’entendrez tout entier. »Norbert de Gloussat mena-t-il à bien cette récitation ? Je ne m’en souviens plus et mon exemplaire ne m’est, pour y répondre, d’aucune utilité. Car après cette dernière réplique, sise au bas de la p. 128, point ne figure la suite logique, c’est-à-dire la p. 129, mais la p. 177.
Jacques-Élisée Veuillet La Lettre close Angers - Éditions Deleatur, 1995 |
Jean de La Bruyère "Le ministre ou le plénipotentiaire est un caméléon" EXTRAIT DES Caractères DU SOUVERAIN OU DE LA REPUBLIQUE |
Olivier Laurendeau L'explorateur au pays des dinosaures Angers - Éditions Deleatur, 1995 |
Pierre Laurendeau La Voie de la montagne Angers - Éditions Deleatur, 1995 |
Le chiffre d’affaires des librairies est un fichu baromètre pour la société.
Denis Guedj, Le Théorème du perroquet
Nicolas Grondin dirige les Éditions de l'Arganier, ce billet est initialement paru sur sa page personnelle, sur Facebook. Il en a chaleureusement accepté la publication ici. On l'en remercie.
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| ? | Chers tous, ce n'est pas pour vous faire lanterner, je vous le promets. Ce sont juste les circonstances qui m'amènent à cela : ma chère facteuse m'a apporté, ce samedi midi, un nouvel envoi Mystérieux ! Et je ne vous en dirai guère plus. Je ne cherche pas à vous faire baver, mais je n'ai pas vraiment le temps d'en dire plus, je pars en vacances avec ma progéniture, retour le 28. Et, promis, je vous dirai tout à ce moment-là. Mais il y a des choses à dire de cet envoi, bien sûr, entre Larzac et culottes. J'y reviens dès mon retour, promis-juré. D'ici là, joyeux Noël à tous... Otto Naumme | ?
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Anecdotes pour servir à l’Histoire secrete des Ebugors Extrait à Medoso, L'an de l'Ere des Ebugors, MMMCCCXXXIII |
Jean de La Fontaine Fables choisies Angers - Éditions Deleatur, 1995 |
« […] Le degré d’engagement se mesurerait-il au nombre de livres qu’on laisse chez ses amoureux(-ses) ? Je crains fort – d’après ma modeste expérience en ce domaine – que oui…
Il y a, ensuite, le degré d’intrication de chaque bibliothèque. Faites-vous rayons à part ? Il faut alors se poser des questions… »
![]() | Jean de La Fontaine La Chose impossible suivi de l’Amour mouillé Angers - Éditions Deleatur, 1995 |
Bonsoir,
Petite proposition : nous aimerions publier, pour la Toussaint, un ensemble de plaquettes en hommage à Alfred Jarry (le centenaire de sa mort)
- il y aurait un auteur par plaquette, pour chacune d'elle un texte court (jusqu'à 20 000 caractères environ ou entre 4 et 12 pages format A6)
Si l'idée vous tente, nous serions très heureux de recevoir un texte de vous, pour fin septembre, ce serait bien.
Seriez-vous partant ?
amicalement,
Céline Brun-Picard & Grégory Haleux
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C'est bien fait pour lui.
Quelques ouvrages nullement destinés à la vente et prélevés, selon l'humeur, de la bibliothèque personnelle des amis de ce blog :